30 avril : Journée de la non-violence éducative

Macaron pour la journée de le non-violence éducative, 17ème édition du 30 avril 2020

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris le temps d’écrire pour le blog, et je ne pouvais pas laisser passer cette date sans un petit article pour parler de cette journée importante : la journée de la non-violence éducative.

La non-violence éducative, qu’est-ce que c’est ?

Je pourrais vous répondre que c’est tout simple, que c’est le contraire de la violence éducative, celle qu’on appelle ordinaire.
Dans cette violence ordinaire, je pourrais vous citer en vrac :

  • La fessée (c’est souvent celle à laquelle on pense en premier)
  • Tirer les oreilles, les cheveux, tirer par le bras
  • Crier, hurler
  • La punition, l’exclusion
  • Mettre au coin
  • Priver (de dessert, de sortie, d’argent de poche, d’amour…)
  • Le chantage, les menaces
  • etc…

On va arrêter là, parce que concrètement, la liste serait longue et on pourrait y passer la journée.

Mais j’ai plutôt envie de vous dire, la non-violence éducative, c’est faire de votre mieux, avec vos capacités, pour respecter votre enfant, son corps, ses besoins, ses envies quand c’est possible, ses choix, son esprit… Bref sa personne toute entière.
Sans pour autant vous oublier.
On ne peut pas respecter l’autre si on ne commence pas par se respecter soi-même.
Et de vous demander, comment est-ce que vous aimeriez qu’on vous traite, vous ? Pas comment on vous a traité étant enfant, non. Comment vous auriez aimé être accompagné, soutenu, entendu… Par les adultes autours de vous ?

Et si je faisais ça à un adulte ?

Si ce que j’ai écris au dessus ne vous parle pas, vous pouvez vous poser cette question : et si c’était un adulte ?

Alors je précise tout de suite : oui nos enfants ne sont pas des adultes. Je ne dis pas le contraire.
Juste, leur doit-on moins de respect simplement parce qu’ils sont plus petits et fragiles ?

Évidemment, si votre petit Jean-Kevin décide soudainement de traverser la route alors qu’il y a des voitures, vous allez lui tirer sur le bras pour l’empêcher de se faire écraser. Peut-être même que vous allez crier, tellement vous aurez eu peur.
On a le droit d’être humain, de réagir.
On a aussi le droit de s’excuser, et d’expliquer, comme on l’aurait fait avec un adulte qui ne fait pas attention avant de traverser en fait.

Alors quoi, on passe notre temps à négocier avec nos enfants ?

On peut.
Après tout pourquoi pas, ça aide notre enfant à développer son esprit critique, à trouver des arguments, à affirmer ses opinions et sa personnalité, à affiner ses valeurs et ce qui est important pour lui…
En lâchant prise parfois, on lui apprend à faire pareil.
Et le bénéfice, c’est que les fois où on ne peut vraiment pas lâcher prise, parce que ça concerne sa sécurité par exemple, il le comprend et l’accepte – en général – beaucoup mieux, surtout si on lui propose une alternative.

Non Jean-Kevin, je ne peux pas te laisser jongler avec mes couteaux à viande que je viens d’aiguiser, et si tu utilisais tes quilles en mousse plutôt ?

Je ne vais pas mentir et dire que la parentalité positive, ou tout autre nom d’éducation non-violente, c’est que du bonheur.
Par contre je ne mens pas si je dis que vous avez en vous les ressources pour faire autrement, pour accompagner vos enfants avec le meilleur de vous-même.

Et je vais vous révéler un autre secret : vous avez le droit de demander de l’aide !

Et je demande à qui ?

Déjà, vous pouvez demander à votre entourage, vos amis, votre famille. De prendre le relais un moment pour remplir votre réservoir par exemple.
Et aussi si eux aussi, avec leurs enfants, ils ont connu la même difficulté que vous, et comment ils ont géré. Peut-être que leur solution ne sera pas pour vous, mais déjà vous vous sentirez moins seul.

Et si vraiment vous vous sentez dépassé, que vous avez envie de changer vos relations avec Jean-Kevin mais que vraiment, vous ne savez plus comment faire, vous avez le droit de faire appel à un-e professionnel-le.
On en trouve de plus en plus aujourd’hui, formé-e-s à accompagner les parents dans l’écoute et le non-jugement.

Si vous êtes dans ma région, vous pouvez venir me trouver, ou ma collègue en parentalité créative Émilie.
Si vous voulez en savoir plus sur nos approches respectives, on en parle dans cette vidéo :

parentalité créative / approche empathique de l’enfant – on en parle

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