20 Novembre : journée internationale des droits de l’Enfant

A l’occasion du 20 Novembre, journée internationale des droits des enfants et anniversaire de l’adoption de la CIDE – Convention Internationale des Droits des Enfants – le 20 Novembre 1989, j’ai réalisé une interview avec mon amie et collègue Bahia Bedjaoui de Parents apaisés.
J’y aborde une peu d’histoire autour de la CIDE, et on fait un petit état des lieux des droits des enfants en France en 2020.

La CIDE, qu’est-ce que c’est ?

La CIDE, c’est donc la Convention Internationale des Droits des Enfants, approuvée à l’unanimité par l’assemblée générale des Nations Unies le 20 Novembre 1989.
Cette convention, c’est la premier texte international contraignant qui parle des droits des enfants dans leur ensemble, et qui les reconnaît donc comme « Sujets de droits ».

Dans la vidéo, je reviens plus en détails sur les principes fondamentaux de cette convention, et sur quelques uns des droits qu’on y trouve.
Si le sujet vous intéresse et que vous voulez encore plus d’informations, vous pouvez aussi aller voir le site de l’Unicef qui depuis la ratification de cette convention base une grande partie de son travail dessus.

Et du coup, en France, on en est où ?

En France, on avance, mais il reste du travail, on ne va pas se mentir.
Que ce soit l’accès à l’éducation pour tous, où il y a encore du travail pour accueillir les enfants porteurs de handicap notamment.
Ou encore l’accès à la santé pour tous, ce qui n’est pas forcément le cas des enfants réfugiés par exemple.

Et puis bien sûr, il y a les violences éducatives.
Si la France a été le 2ème pays européen a ratifier la convention (juste derrière la Suède), il a fallu attendre le 30ème anniversaire pour qu’elle se dote enfin d’une loi suffisamment claire concernant les châtiments corporels.
Depuis 1989, la France recevait tous les 5 ans un rappel à l’ordre concernant la jurisprudence qui donne aux personnes ayant autorité sur l’enfant un « droit de correction ».
Ce manque de clarté laissait donc à chaque juge le choix de placer la barre sur ce qui est ou n’est pas une violence.

« Pourquoi c’est embêtant ? »

C’est embêtant parce qu’on sait aujourd’hui que ce qu’on appelle la Violence Éducative Ordinaire (VEO) est le terreau de la maltraitance : 75% des maltraitances se font dans un contexte de punition.
C’est embêtant parce qu’on sait aujourd’hui que ces violences éducatives ont des conséquences à long terme, notamment sur la santé.

Si vous voulez en savoir plus sur les conséquences de ces violences éducatives, je vous invite à aller voir les sites de l’OVEO ou de l’association stopVEO.

Et cette loi ?

Depuis juillet 2019 donc, la France a voté une loi au code civil. Ce n’est donc pas une loi pénale et elle ne prévoit pas de sanction pour les parents.

Le premier [article] vise à apporter un complément à la définition de l’autorité parentale figurant au Code civil : « Après le deuxième alinéa de l’article 371-1 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : “L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques.” » Ainsi, parmi les devoirs inhérents à l’exercice de l’autorité parentale est rappelée l’obligation de ne pas infliger de violences à ses enfants.

https://www.oveo.org/loi-dinterdiction-des-violences-educatives-ordinaires-quelques-precisions-juridiques/

Cette loi permet avant tout de faire passer un message clair, et d’afficher une volonté politique de faire avancer les choses en France. Pour autant, elle n’est pas suffisante en elle-même.

Et maintenant on fait quoi ?

Maintenant que la loi est passée, il faut accompagner.

Accompagner les parents qui sont parfois perdus et ne savent pas faire autrement, parce qu’ils ont été élevés comme ça, et qu’on ne leur a jamais appris à être parent.
Accompagner les professionnels en mettant à jour leurs formations
Donner à tous des messages clairs et de l’information.

Parce que trop souvent, on pense encore qu’être parent, c’est inné, ça ne s’apprend pas.
Qu’accompagner des enfants c’est facile, qu’il n’y a pas besoin de connaître grand chose.

Parce que je suis maman moi-même, je sais à quel point être parent est le métier le plus difficile qui soit.
Parce que je suis une professionnelle formée, je sais qu’on ne connaît pas encore tout sur le fonctionnement humain, qu’il y a énormément de chose à savoir et que ce n’est pas toujours facile, qu’on a toujours besoin de remettre nos connaissances à jour.

Alors en attendant les mesures du gouvernement, les professionnel-le-s du réseau Filliozat sont là pour vous accompagner.

JE suis là pour vous accompagner.

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